vendredi 30 mai 2014

Mes solutions aux déficits actuels(Hamadi BOUSBIA) // تأملات حول حلول ممكنة لمشكل عجز الميزانية والحدّ من النقص في الإحتياطي من العملة (حمّادي بوصبيع)

La Tunisie vit actuellement une situation difficile, pénible et susceptible d'hypothéquer pour longtemps son avenir.
L'Etat a fortement besoin d'augmenter ses moyens en dinars et de réaliser d'importantes économies en devises. S'il est important que le Gouvernement prenne de nouvelles mesures pour faire face à la dégradation économique que nous traversons, il est tout aussi important que tous les citoyens, dignes de ce nom, réagissent en acceptant de faire des sacrifices à même de sauver notre cher pays.
Dans un premier temps, et même à titre provisoire, il conviendrait de sortir des sentiers battus.
En effet, et à titre d'exemple, l'ancien gouvernement a alourdi de façon excessive la taxe sur la bière (70%), ce qui a abouti à une baisse des ventes de bouteilles de plus de 30%. Il en est de même pour les produits fortement alcoolisés : la taxe est tellement élevée qu'elle a tari la vente sur le marché officiel et développé la vente des produits importés frauduleusement.
Cette politique a fait perdre à l'Etat des montants importants de taxes.
Il faudrait recourir à de nouvelles solutions de circonstance, à savoir :
- L'instauration d'une taxe de 1 à 1,5% sur les paiements en devises (achats et ventes) pourrait rapporter plus de 1 milliard de dinars. Si on veut exonérer les exportations, partiellement ou totalement, on pourrait augmenter les taux sur les achats de devises.
- Ajouter un droit de consommation de 10% à 15% sur les communications téléphoniques ne serait pas insupportable (les boissons gazeuses sont déjà soumises à un droit de consommation de 25%) : cette taxe rapporterait plus de quatre cent millions de dinars.
- Hormis les matières premières, les biens d'équipement, les céréales, les huiles, les médicaments, etc., le Gouvernement pourrait établir une liste des produits importés non essentiels, qui ne bénéficieraient d'aucun crédit bancaire, et obliger leurs importateurs à bloquer un montant équivalent pour six mois au Trésor.
Le montant de cette liste, qui pourrait atteindre les 8 à 10 milliards de dinars, ferait diminuer les importations de 2 à 3 milliards, d'où gain de devises, et permettrait au Trésor de disposer d'un fonds de roulement de 3 à 5 milliards de dinars (50% du montant de la liste pour les six mois de blocage).
Par ailleurs, l'assainissement des banques pourrait donner lieu à la souscription d'obligations convertibles en actions : il faudrait dépasser la hantise de l'ancien régime qui avait toujours peur de l'augmentation de la participation des privés dans le capital. En effet, il croyait que celui qui détenait les pouvoirs dans une banque deviendrait incontournable en politique. Or, à mon avis, les banques privées sont plus à la merci de l'Etat que les banques publiques, eu égard aux pouvoirs énormes détenus par la Banque Centrale.
En outre, et afin d'éviter pendant une période les grèves et les arrêts de travail, pourrait être créée une Commission, présidée par Monsieur le Ministre des Affaires Sociales, qui réunirait l'U.G.T.T. et l'UTICA, laquelle Commission interviendrait et prendrait les décisions adéquates lors des conflits d'entreprise non résolus entre les patrons et les syndicats.
Cela n'empêcherait pas les autorités, avec l'aide de tout le monde (partis, syndicats et représentants de la société civile), de supprimer les subventions, sur une période de trois ou quatre ans, et d'en faire bénéficier les gens sans ressources, de revenus faibles et même moyens, sous forme de compensations directes.
Les mesures proposées pourraient éviter de prendre des décisions dans la précipitation.
Toutes ces mesures, parmi tant d'autres, pourraient contribuer à recouvrer une meilleure stabilité dans le pays, à rétablir la confiance, nationale et internationale, et à encourager tous les intervenants susceptibles de participer à un effort citoyen.
http://www.businessnews.com.tn/mes-solutions-aux-deficits-actuels,526,46799,3

تمرّ البلاد التونسيّة حاليّا بظروف صعبة وعسيرة تنبئ بفرضيّة رهن مستقبل البلاد لمدّة طويلة.
وعليه، فإنّ الدولة في أمسّ الحاجة للترفيع في إمكانيّاتها بالعملة التونسيّة وتحسين مدّخراتها من العملة الصعبة. ولئن بات مهمّا بالنسبة للحكومة اتّخاذ إجراءات جديدة وعاجلة لمجابهة الصعوبات والتدهور الإقتصادي الّذي نمرّ به فإنّه من واجب كلّ تونسي التحلّي بروح وإحساس وطنيّ أن يقبل من جهته تحمّل التضحيات من أجل إنقاذ هذا البلد العزيز علينا جميعا.
في أوّل الأمر ولو بشكل مؤقّت، لا بدّ من الخروج من الطرق المعتادة.
إذ أنّه وعلى سبيل المثال، ثقلت الحكومة الماضية وبشطط الأداءات على الجعة (70%) بما أدّى إلى انخفاض في مبيعات القوارير بأكثر من 30%. نفس الشيء بالنسبة لموادّ ذات النسبة الكحوليّة المرتفعة : الأداء ارتفع بشكل أدّى إلى تدهور المبيعات في السوق الرسميّة وتنمية المبيعات المورّدة بصفة غير قانونيّة.
هذه السياسة أفقدت الدولة مبالغ هامة متأتّية من الأداءات.
حاليّا يجب اللّجوء إلى حلول ظرفيّة جديدة منها :
- توظيف أداء من 1% إلى 1،5% على الدفوعات بالعملة الصعبة (سواء كانت تخصّ المبيعات أو المشتريات) يمكن أن يوفّر أكثر من مليلر دينار. وإن أردنا إعفاء الصادرات كلّيّا أو نسبيّا نعوّضه في الترفيع في النسبة على شراءات العملة.
- إضافة أداء على الإستهلاك تتراوح بين 10% و 15% على الإتّصالات الهاتفيّة سوف لن يكون مشطّا (علما أنّ المشروبات الغازيّة تخضع لضريبة الأداء على الإستهلاك بنسبة 25%). هذا الأداء يمكن أن يوفّر مبلغا يفوق أربعمائة مليون دينار.
- يتسنّى للحكومة تحديد قائمة حصريّة للمواد غير الأساسيّة الّتي تستثني المواد الأوّليّة والتجهيزات والحبوب والزيوت والأدوية وما شابه ذلك وإلزام المورّدين أن يستعملوا أموالهم الذّاتيّة بدون الإعتماد على قروض بنكيّة. وعلى هؤلاء أن يجمّدوا نفس المقدار في الخزينة لمدّة ستّة أشهر.
يجب الملاحظة أنّ القيمة الجمليّة لهاته القائمة الّتي يمكن أن تتراوح بين 8 و 10 مليار دينار سوف تساعد على تقليص الواردات بما قيمته بين 2 و3 مليار دينار وهذا من شأنه أن يقلّص من نزيف العماة الصعبة مع تمكين الدولة من السيولة بما يضاهي بين 3 و5 مليار دينار (50% من المقدار المجمّد لمدّة ستّة أشهر في الخزينة).
من جهة أخرى، فإنّ تطهير البنوك يمكن أن يؤدّي إلى اكتتاب رقاع قابلة للتحويل إلى أسهم : يجب تجاوز هوس النظام السابق الذي كان متخوّفا دائما من الترفيع في مساهمة الخواص في رأس المال. فقد كان يعتقد أنّ من يملك السلطة في مؤسّسة بنكية ما، سيكون من الصعب تجنّبه سياسياّ. إلاّ أنّه وحسب رأيي، فإنّ البنوك الخاصّة أكثر تبعيّة للدّولة من البنوك العامة نظرا للسلطات العريضة الّتي يمتلكها البنك المركزي.
من ناحية أخرى ولغرض تفادي الإضرابات عن العمل ولو لفترة، يمكن بعث لجنة يترأسها السيد وزير الشؤون الإجتماعية تشمل كذلك الإتحاد العام التونسي للشغل والإتحاد التونسي للصناعة والتجارة والصناعات التقليدية يعهد إليها مهامّ التدخّل السريع واتّخاذ القرارات الناجعة والمناسبة عند حدوث إشكالات ونزاعات داخل المؤسّسات لا يتمّ التوصّل إلى حلول بخصوصها بين الأعراف والنقابات وهذا لتجنّب الوقوف على العمل.
كما أنّ هذا لا يمنع السلطات بمعيّة كلّ الأطراف من أحزاب ونقابات وممثّلين للمجتمع المدني من إلغاء منظومة الدعم على فترة تتراوح بين ثلاث وأربع سنوات لكي يستفيد منها ذوي الإحتياجات من أشخاص دون مورد رزق أو أصحاب الدخل الضعيف وحتّى المتوسّط في قالب تعويضات تمنح بصفة مباشرة. وهذا من شأنه أن يجنّبنا التسرّع في أخذ القرارات.
كلّ هذه الإجراءات هي من ضمن عدّة إجراءات أخرى ممكن إتّخاذها تمنح الفرصة لبثّ الإستقرار في البلاد وإعادة الثقة الداخليّة الخارجيّة وتشجيع كلّ الأطراف المتداخلة القادرة على تفعيل المجهود الوطنيّ.
محمّد بوصبيع
المغرب، العدد 845،
الخميس 29 ماي 2014، ص. 11

mardi 13 mai 2014

Pour en finir avec la Ve République



Notre constitution accorde les pleins pouvoirs à un président appuyé sur une minorité de citoyens. Il est donc urgent d’en changer et de créer les conditions d’un big bang politique et économique.

O
u bien on n’ose pas le voir.
Ou bien on n’ose pas le dire.
Quoi ? Que la Ve République est morte.
Ou, tout au moins, qu’elle se meurt. Et que ce système institutionnel, qui a été totalement détourné de son esprit originel, est devenu un tel facteur d’étouffement et d’asphyxie de notre vie publique, que c’est tant mieux. Qu’il faut l’achever. Le plus vite possible.
Résumons.
     1.    Un président de la République qui a perdu toute crédibilité, donc toute autorité. Il n’est pas haï comme Sarkozy, il n’intéresse plus.
    2.   Un Premier ministre que le président ne désirait pas et dont le taux de popularité est trois fois supérieur au sien.
    3.     Un parti dit « majoritaire » dont une large faction désapprouve, y compris  par ses votes, la politique menée par le gouvernement dont il est censé constituer la majorité.
     4.     Une majorité dite « de gauche » qui, ayant perdu l’essentiel de ses composantes de gauche, ne tient plus qu’à un fil, sauf à être sauvée par le centre-droit.
     5.     Une droite qui, en vertu de la logique bipolaire, s’oppose à tout ce que, précédemment, elle exigeait.
   6.   Une évolution des rapports de force électoraux qui signe l’arrêt de mort du bipartisme. Or, le bipartisme UMP-PS constituait le principal ressort permettant le fonctionnement de notre système institutionnel
Ces six constats vont dans le même sens : toutes les composantes de notre machinerie institutionnelle sont tombées en panne. Résultat : le véhicule est à la ramasse.
D’autant qu’à ces dysfonctionnements s’en ajoutent d’autres.
  1. Les deux partis qui représentent 80 % de la représentation nationale ne bénéficient plus du soutien que de 40 % des électeurs. Et même de moins de 20 %, si on prend en compte les abstentionnistes, les non-inscrits sur les listes électorales et ceux qui sont dépourvus du droit de vote.
  2. Le parti qui risque d’arriver en tête aux élections européennes et en deuxième position à l’élection présidentielle n’existe pas légalement, puisqu’il ne dispose d’aucune représentation officielle dans les assemblées.
Notons que le parti de Jean-Luc Mélenchon, omniprésent dans les médias, n’a lui non plus aucun député, pas plus que celui de François Bayrou, qui arrive en quatrième position dans les sondages de popularité. Le Parlement comme l’image inversée du pays, en somme.
  1. La dichotomie conflictuelle entre les deux faces du pouvoir exécutif devient ubuesque. Ainsi, le président de la République, objet d’un puissant rejet dans l’opinion, devrait, dans l’intérêt du pays et plus encore de son propre camp, prendre de la hauteur, du recul, laisser son Premier ministre exercer un pouvoir effectif. Or, pas du tout. Au contraire, il multiplie les initiatives, se fait omniprésent, rappelle, à tout bout de champ, que c’est lui qui « fixe la feuille de route », sachant bien que, ce faisant, il étouffe Manuel Valls, le décrédibilise et, à terme, sape son autorité et annihile sa passagère popularité.
Ce qui apparaît donc, déjà, c’est que Hollande cherche à détruire l’option Valls avant 2017, comme Mitterrand parvint à détruire l’option Rocard ou Pompidou l’option Chaban-Delmas.
  1. L’UMP, si on votait aujourd’hui, aurait toutes les chances de gagner les élections. Or, son leader, Jean-François Copé, est l’une des personnalités politiques les plus discréditées de France. Elle est même rejetée par une large majorité des électeurs et des sympathisants de droite.
  2. Un claquement du doigt a suffi pour dégager le patron en titre du PS, Harlem Désir, et un autre claquement de doigt pour le remplacer par un autre apparatchik, Jean-Christophe Cambadélis : sans la moindre consultation préalable des militants. Preuve que ce parti est tombé  aux mains d’une nomenklatura déconnectée de toute base dont la mission n’est pas de le faire vivre mais, au contraire, de le neutraliser.
  3. Ce qui est effarant, dès lors que la nouvelle orientation gouvernementale (à tort ou à raison) tourne totalement le dos aux engagements sur lesquels les députés socialistes ont été élus, ce n’est pas que 80 d’entre eux aient fait part de leur émotion ou trouble, c’est que 200 n’aient pas bronché, comme s’ils étaient devenus de simples pions que l’exécutif peut déplacer à sa guise. Logique institutionnelle oblige.
Et cela bien qu’en privé les petits soldats disciplinés déversent leur fiel sur la présidence de la République avec d’autant plus de hargne qu’ils s’autobâillonnent en public.
  1. Jamais, sans doute, dans l’histoire de la République, les deux grandes formations politiques censées représenter la droite et la gauche dite « de gouvernement » n’avaient eu pour porte-parole des personnalités d’une telle médiocrité. Ainsi, les deux présidents des deux groupes parlementaires, Bruno Le Roux et Christian Jacob, un ectoplasme et un imbécile.
Comment peut-on défendre une pratique institutionnelle qui débouche sur une telle accumulation de dysfonctionnements et d’aberrations ? Comment peut-on s’accrocher, à l’exemple du pouvoir médiatique, à un système dont la réalité du pays a fini par s’éloigner jusqu’à un tel divorce ?
La France est le seul pays de l’Union européenne qui soit doté d’institutions semblables. Or, est-ce le pays qui se porte politiquement, psychologiquement, moralement le mieux ? Non, c’est un de ceux qui se portent le plus mal.

VERS L’ABÎME

La France, contrairement à ses partenaires, ne dispose d’aucun dispositif de sortie normale de crise, d’aucune forme de souplesse adaptative : un gouvernement conduit une politique absolument contraire à celle pour la conduite de laquelle sa majorité avait été élue (que cette politique soit bonne ou mauvaise est un autre débat). Or, il ne peut pas modifier les contours de cette majorité. Ce qui signifie :
  • soit qu’il n’a pas la majorité de sa politique ;
  • soit qu’il s’appuie sur une majorité parlementaire complètement coupée du pays réel ;
  • soit qu’il ne dispose plus de majorité du tout.
Bon système ? Qui permet de rassembler le pays autour d’un projet ?
Qui le croit ? Demain, il faudra engager le pays dans une passe difficile en ne s’appuyant que sur un socle de 15 % des électeurs et de 8 % des citoyens.
Qui ne perçoit vers quel abîme cela risque de nous entraîner ?
Or, en haut, justement parce qu’on se croit protégé par un système institutionnel devenu aussi baroque que déresponsabilisant, on feint de ne pas s’en soucier.
François Hollande, de plus en plus « ravi de la crèche », vient de faire une déclaration inouïe dans la bouche d’un président socialiste de la Ve République : « Je sens pointer la proximité d’un retournement économique », a-t-il annoncé. Autrement dit, toute forme de volontarisme s’est effacée devant l’attente un peu béate d’une évolution favorable de la conjoncture. On ne change plus les choses, on espère que les choses changeront.
« Quand je suis arrivé à l’Élysée, la France était en dépôt de bilan », vient d’admettre François Hollande. Terrible. A l’époque, il ne l’a pas dit. Il n’a pas placé le pays devant cette réalité. Il a cherché à l’endormir.

UN PS À RECONSTRUIRE

Et si le retournement attendu advenait en effet ? Une petite reprise, une légère baisse du chômage ? Cela arrivera, évidemment. On le souhaite. On s’en réjouira. Mais, hélas, cela ne changera pas grand-chose.
Rien au problème Hollande.
Rien à l’effarante inadéquation de notre système institutionnel. Rien à l’état délétère du Parti socialiste.
Autant de boulets dont le pays ne pourrait se libérer :
  • qu’en retirant l’essentiel du pouvoir exécutif effectif au président pour, dans son intérêt, le transformer en arbitre et en juge de paix ;
  • qu’en réformant radicalement, comme en 1958, un système institutionnel obsolète, usé jusqu’à la corde, ainsi qu’un système électoral qui déconnecte la représentation nationale des réalités du pays ;
  • en dissolvant, comme l’avait fait jadis François Mitterrand, un Parti socialiste décrépit pour reconstruire, sur ses ruines, une authentique force de mouvement et de progrès, moderne et élargie.
Est-on conscient de ce qui risque de se passer si tout reste en l’état ?
Non seulement un PS déliquescent se marginalisera électoralement, mais le Front national et l’UMP obtiendront des résultats très proches, autour de 23 %. Or, à partir de ce moment, l’effet de notre mode de scrutin électoral se retourne complètement. L’UMP se trouvera, alors, placée devant ce dilemme : soit refuser toute alliance avec le FN et perdre des élections contre une gauche pourtant à l’agonie ; soit (et c’est finalement ce qui se passera) conclure un accord, gagner les élections sur cette base et faire du parti national-lepéniste l’arbitre de la nouvelle majorité. Non seulement celui-ci disposera de plusieurs dizaines de sièges au Parlement mais, plus grave, la majorité des élus UMP seront placés sous sa pression, donc sous sa dépendance.
Bien sûr, cette redoutable échéance suscitera peut-être une réaction en forme de big bang.
  1. L’aile la plus républicaine de la droite, représentée par exemple par un Alain Juppé, reprendra ses billes et se rapprochera du centre-droit.
  2. Le PS, confronté à la fureur de son électorat, finira par éclater et son aile droite sociale-libérale, au nom de la nécessite de faire barrage au Front national, se rapprochera du centre-droit et de la droite modérée.
  3. Ce qui débouchera, à terme, sur une alliance au centre Juppé-Bayrou intégrant l’aile droite du PS et s’opposant à la fois à la droite dure et à la gauche dure.
Cela signifiera la fin de la Ve République. Tant mieux ! Ce sera préférable, évidemment, à la terrible perspective qui nous attend.
Ce n’est pas « au centre », c’est-à-dire « au milieu », que devraient se nouer les nécessaires convergences, mais « en avant ». Plutôt qu’un néocentrisme, une nouvelle alliance salvatrice telle que celle, dont le général de Gaulle fut l’âme, qui permit, en un temps beaucoup plus dur que celui d’aujourd’hui, à une France exsangue de bondir et de rebondir.

CE QUI EXIGE, RÉPÉTONS-LE :

  • qu’on règle le problème Hollande ;
  • qu’on réforme la Constitution de façon à se doter d’un système institutionnel enfin adéquat aux réalités d’aujourd’hui ;
  • que le PS, tel qu’il est devenu, se dissolve pour que la gauche ressuscite ;
  • que la droite républicaine et patriote se libère de ses démons.
Oui, c’est possible.
Jean-François Kahn
Marianne
N°890, du 9 au 15 mai 2014, pp. 10-12

lundi 12 mai 2014

'الثورة' في تونس متواصلة حتى آخر علبة بيرة

إطلاق إعلان مشروب 'بيرة' جديد يحمل اسم 'ستيلا ذهب' لمنافسة مشروب 'بربر' قد يتسبب في اندلاع حروب افتراضية على موقع فيسبوك بين المروجين.
تونس - حروب افتراضية طاحنة على موقع فيسبوك الموقع الاجتماعي الأول في تونس للترويج لأنواع جديدة من البيرة لما لها من مكانة في “قلوب” التونسيين وحياتهم.
يشبه نشطاء تونس بـ”علبة كرتون البيرة، لونها أحمر وأبيض، وتحتوي على 24 ولاية (محافظة)، وكل محافظة تدوخك أكثر من التي قبلها”.
وليس عبثا أن تعقد هذه المقارنة لو علمت أن تونس تحتل المرتبة الخامسة عالميا في استهلاك البيرة مقارنة بعدد السكان.
والتونسيون يستهلكون يوميا حوالي نصف مليون قارورة وعلبة جعة بأنواعها الخمسة المتوفرة في السوق وفي المطاعم والنزل والحانات، ليكون إجمالي الاستهلاك سنويا 200 مليون قارورة بيرة.
المفارقة أن ارتفاع استهلاك الجعّة والخمور في تونس بعد سنة 2011 (تاريخ ثورة 14 يناير التي أطاحت بنظام زين العابدين بن علي) (22 %) تزامن مع وصول أول حزب ديني للحكم حركة “النهضة” الإسلامية في انتخابات 23 أكتوبر 2011 التي لم تنجح في تغيير عادات التونسيين.
ولقي إعلان شركة التبريد ومعمل الجعة بتونس المعروفة محليا واختصارا بـ(SFBT)، إطلاق مشروب “بيرة” جديد يحمل اسم (ستيلا ذهب)، خلال الأيام القليلة المقبلة، لمنافسة مشروب جديد أطلق قبل أشهر قليلة ويحمل إسم (بربر)، جدلا وترحيبا على المواقع الاجتماعية لزهد ثمنه 950 مليما (0.7 دولار). ومن المتوقع أن تندلع حروب افتراضية على موقع فيسبوك، الموقع الاجتماعي الأول في تونس للترويج للبضاعة الجديدة.
وكانت اندلعت قبل شهرين تقريبا حرب طاحنة بين العملاق العالمي الهولندي “هاينيكن” الذي أنتج علامة بربر والشركة التونسية المحلية الخاصة للجعة والتبريد، التي تنتج بيرة محلية اسمها “سلتيا” وهو المنتج الوطني والحصري للبيرة في تونس منذ أكثر من نصف قرن.
حرب تجسدت في حملات دعائية مكثفة على فيسبوك وجدل وطني كبير، فبين متعصب للمنتج المحلي الذي يعد بمثابة الرمز الوطني الكبير، و”البيرة التاريخية” التي رافقت العديد من التونسيين في أفراحهم وأتراحهم، وبين مستبشر بالبيرة الجديدة وبقدرتها على تقديم الجودة والسعر المناسبين.
واختارت الشركة تسمية “بربر” لأنه المصطلح الشعبي الفكاهي الذي يطلقه التونسيون على البيرة.
ولم تكتف بذلك بل اعتمدت ألوانا تحيل على تونس بشكل أساسي وهي الأخضر والأحمر، وزينت العلبة برموز تاريخية تونسية كالسفينة القرطاجية وحرف ياز الأمازيغي. ويسخر تونسيون “تونس البلاد الوحيدة أين الحليب أغلى من البيرة!” ويطلق عليها بعضهم “جمهورية البربر والرجرج والبوخة (أسماء شعبية متداولة للبيرة)”.
 ويقترح بعضهم تغيير النجمة والهلال في العلم التونسي إلى “كعبة شراب يحيط بها مشموم ومرقاز (كباب تونسي) وكعبات كاكي وشوية حمص”.
ربما هو اقتراح غبي لو كان لأحدهم في الدول الغربية، لكنه اقتراح غاية في الجرأة لمن ينتمي إلى دولة أغلبية سكانها من المسلمين.
تجدر الإشارة إلى أن تونس تتحمل أيضا أعباء السوق الليبية. فرغم الطابع المحافظ للمجتمع الليبي قبل وبعد الثورة إلا أن الليبيين يشربون بنهم شديد عندما يزورون تونس. و قد تطورت تجارة طريفة على الحدود التونسية الليبية اصطلح على تسميتها بتجارة النفط مقابل الخمر.
 من جانب آخر، وضعت شركة التبريد ومعمل الجعة على ذمة حرفائها موقع واب لتسهيل عملية بيع البيرة “الو سلتيا”.
ويعتبر أول موقع تونسي متخصص في بيع المشروبات الكحولية عبر الشبكة العنكبوتية بالإضافة إلى أن هذا الموقع سيمكن التونسيين المغتربين في 6 دول أوروبية على غرار فرنسا وإيطاليا وبلجيكيا وألمانيا من شراء هذا المشروب الكحولي وخصوصا الأوفياء منهم للصناعة الوطنية.
 العرب  [نُشر في 12/05/2014، العدد: 9556، ص(19)]

jeudi 8 mai 2014

الصراع ينتقل من الشرق الأوسط إلى منطقة الباسفيك



أميركا ترغب في بناء قاعدة بجوار مصدر طاقة واعد في بحر قزوين تراهن عليه هي وحلفاؤها للتخلص من احتكار روسيا لمكان مصدر الطاقة الأهم لأوروبا.
لندن - ترصد عدة دراسات صدرت عن المعهد الملكي البريطاني “تشاتم هاوس"، التغييرات الطارئة على البنية الجيوسياسية في منطقة آسيا المحيط الهادئ وتداخل المصالح الدولية بها. حيث تعمل مختلف القوى على إعادة تحديد مكانتها في هذه البقعة التي تشكل امتدادا استراتيجيا لمنطقة الشرق الأوسط بالنسبة لواشنطن.
“القرن الـ21 سيكون للولايات المتحدة ومنطقة الباسيفيك”، خطة تحدثت عنها الكثير من الدراسات وكشفت عنها العديد من التقارير الاستخباراتية التابعة لمراكز البحث الاستراتيجية، واليوم تشير المتغيرات والتحرّكات الأميركية إلى أن هذه الخطّة دخلت طور التنفيذ على أرض الواقع.
وقد ربط بعض المحلّلين التوجّه الأميركي نحو منطقة آسيا بالتغيّرات الحاصلة في منطقة الشرق الأوسط، حيث النفوذ الأميركي الأوسع؛ إلا أن خبراء آخرون يرون عكس ذلك بل ويؤكّدون أن ما يجري من اضطرابات في الشرق الأوسط هي جزء من هذه الخطّة التي بدأت تتجسّد فعليا مع الغزو الأميركي لأفغانستان، وتدخل في إطار الحرب ضدّ الروس، الغريم التقليدي للأميركيين، والذي له سيطرة كبرى على مناطق كثيرة في منطقة وسط آسيا الغنية بالثروات. 
وترغب الولايات المتحدة في أن تبني قاعدة بجوار مصدر طاقة واعد في بحر قزوين تراهن عليه هي وحلفاؤها الأوروبيين للتخلص من احتكار روسيا لمكان مصدر الطاقة الأهم لأوروبا، من هنا لا تريد روسيا أن يستتب الأمر للأميركيين كما تريد أن تشعرهم أنها تحمل مفاتيح المنطقة وذات التأثير الأكبر بحكم 70 عاما من السيطرة ناهيك عن التأثير الثقافي لروسيا في هذه المناطق، حيث تنتشر اللغة والثقافة الروسية فيها لدرجة أنه من الممكن اعتبارها منافسا قويا للثقافة المحلية. 
لكن، إلى جانب الروس، برزت في السنوات الأخيرة قوى أخرى منافسة، ترى فيها الولايات المتّحدة الأميركية تهديدا لمصالحها، وأبرز هذه القوى الصين التي بدأت تنتزع الريادة الأميركية على مستوى التجارة العالمية. وقد كشفت العديد من الوثائق المسربة من مراكز الأمن القومي الأميركي أن مراكز القرار في واشنطن تعتبر الصين خصمها ومنافسها الأول في القرن الحادي والعشرين ويجب تطويقها لحماية المصالح الأميركية في منطقة آسيا وأيضا خارجها حيث بدأت الصين في التوسّع بشكل كبير، خاصة في أفريقيا.  
إن آسيا المحيط الهادئ مركز الثقل الجيوسياسي العالمي، وهي اتجاه التقدم بالنسبة إلى الصين، كما أنها المصدر الأساسي للتهديدات الخارجية. وهذه المنطقة تشهد الآن تغيرات هي الأعمق منذ الحرب العالمية الثانية. ولا شك بأن آسيا المحيط الهادئ ستصبح مركز الثقل الإستراتيجي العالمي بالنسبة إلى الصين. وفي ظل الفترة الانتقالية لتغيير البنية القديمة بالجديدة، فإن عوامل عدم اليقين والمرونة تبقى متواجدة جنبا إلى جنب.
آسيا المحيط الهادئ هي ساحة الحرب الجيوسياسية الرئيسية التي تعول عليها واشنطن في خنق واحتواء الصين. لذلك، فإن واشنطن الآن تسعى وبكل قواها إلى خلق وضع جيوسياسي لحرب باردة جديدة. وإلى جانب تعزيز تحالفاتها العسكرية القديمة، أظهرت هذه الجهود الأميركية خصائص جديدة.
أولا، العمل على تكوين جبهة موحدة ضد الصين، ويتجسد ذلك من خلال تعزيز علاقاتها الاقتصادية والسياسية وخاصة العسكرية مع فيتنام، وتحسين شامل لعلاقاتها مع مينمار، وكسر الجليد الذي ظل بينها وبين لاوس لزمن طويل.
ثانيا، تكوين بنية إستراتيجية على شكل شبكة عنكبوتية يكون مركزها أميركا.
ثالثا، تعزيز انتشارها العسكري وتدعيم عمقها الإستراتيجي. مثلا، تحفيز اليابان على تطوير قدراتها العسكرية، ونشر سفن حربية بسنغافورة، والعودة إلى القاعدة العسكرية لبحر سوبيكهاي بالفلبين. وتعزيز انتشارها على حدود شرق آسيا.
رابعا، ممارسة التمايز الاقتصادي، عبر الدعوة إلى شراكة استراتيجية عابرة للمحيط الهادئ (TPP) تقصى منها الصين.
قرن المحيط الهادئ
كانت وزيرة الخارجية الأميركية السابقة هيلاري كلنتون أول من قالت: “مثلما كان القرن العشرون هو قرن المحيط الأطلسي، فإن القرن الحادي والعشرين هو قرن المحيط الهادئ، بالنسبة إلى الولايات المتحدة”، وذلك سنة 2011، وقد صاحب ذلك تحول استراتيجي أميركي واضح باتجاه آسيا والشرق الأدنى من خلال شراكات أميركية آسيوية جديدة، الأمر الذي أثار العديد من علامات الاستفهام حول النتائج المترتبة على هذا التحول الاستراتيجي، وتأثير ذلك على منطقة الشرق الأوسط والخليج العربي.
الدراسة الصادرة عن المعهد الملكي البريطاني للدراسات الدولية، “تشاتم هاوس"، سلّطت الضوء على هذه الاستفهامات وبحثت عن الإجابات من خلال التغييرات التي يشهدها العالم اليوم، لاسيما منطقة الشرق الأوسط وأوكرانيا وكثير من الدول المنفصلة عن الاتحاد السوفياتي.
لا تنكر الدراسة أن دور الولايات المتحدة في العالم يشهد تغيرا، ويرجع ذلك في جزء منه إلى عوامل داخلية مثل تنامي القيود الاقتصادية والرغبة في بناء البلد داخليا وملل عامة الناس من الحرب. لكن ربما السبب الأعمق يتمثل في التغيرات التي طرأت على السياق الدولي الأشمل وأنواع التحديات الخارجية التي تواجه البلد. 
إن نطاق الآليات في وضع السياسات المطلوبة للرد على تهديدات إقليمية وعالمية تزداد تعقيدا ما انفك هو الآخر يتنوع. وفي الوقت نفسه، وفي تضاد مع رؤية صعود الاقتصاديات البارزة الجديدة (مثل الصين والهند والبرازيل)، يُنظر إلى الولايات المتحدة – في كثير من أنحاء العالم بما في ذلك آسيا – على أن قوتها وأداؤها في تقهقر.
لقد حافظت الولايات المتحدة لمدة طويلة على زعامتها في منطقة آسيا الباسفيك، وأوضح الرئيس أوباما أن الولايات المتحدة تنوي بكل إصرار مواصلة دورها القيادي في هذا الطرف من العالم بإعلانه في شهر نوفمبر 2011 عن “تحول” سياستها الخارجية إلى التركيز على آسيا. لكن يبقى من غير الواضح كيفية نظر حلفاء أميركا في منطقة آسيا الباسفيك لتغير مصالحهم الأمنية، وبناء على ذلك، كيف يرون مكان أميركا في هذا الاطار الأّمني الجديد. يتحتم الآن أن نفهم جيّدا طلب الأمن (من قبل آسيا) والعرض (من قبل الولايات المتحدة) من أجل تحقيق وضع راهن جديد يلبي حاجيات كل الأطراف المعنية . 
 بحر قزوين.. تنافس دولي في وسط آسيا
تعد منطقة بحر قزوين، أحد أغنى مناطق العالم بالنفط، وهي أساس الصراع بين الــقوى الكبرى لــفرض السيطرة علــى منــطقة الباسفيــك.
وبحر قزوين هو بحر مغلق يقع في غرب آسيا على مساحة تبلغ 371 ألف كيلو متر مربع وهو أكبر بحر مغلق في العالم.
يبلغ طول بحر قزوين 1.200 كيلو متر بعرض يصل إلى 300 كيلو متر، ويبلغ أقصى عمق لبحر قزوين 1023 مترا، وتطل على بحر قزوين خمس دول هي روسيا وإيران وأذربيجان وتركمانستان وكازاخستان.
في سنة 2012 نشرت “تشاتم هاوس" تقريرا يحمل عنوان “هل مستعدون للتهديدات المستقبلية؟ الشراكات الدفاعية الأميركية في منطقة آسيا الباسفيك”. تناول هذا التقرير مسألة ما إذا كان للولايات المتحدة العلاقات الضرورية في المنطقة للتعامل مع التحديات المستقبلية.
أما هذه الدراسة التي صدرت في شهر أبريل 2014، فتهتم بستة حلفاء أو شركاء للولايات المتحدة الأميركية في آسيا (أستراليا والهند وأندونيسيا واليابان وسنغافورة وكوريا الجنوبية) وتتساءل عن نظرة الحلفاء لمصالحهم الأمنية والتهديدات القادمة وبالتالي كيفية معالجتها عبر قدرات وطنية ومجموعات إقليمية أو متعددة الأطراف، وعن الدور الذي يقترحه ذلك بالنسبة إلى الولايات المتحدة.
وتتلخص أهم النتائج التي توصّل إليها معدو الدراسة في ما يلي:
◄ البلدان الآسيوية الستة المتناولة في هذا التقرير لديها تقييم متشابه عموما لنطاق التهديدات المتوقعة لأمنها. وتشمل هذه التهديدات تلك التقليدية منها (الصراع مع الصين، انهيار كوريا الشمالية أو قيامها بهجوم، الإرهاب وأعمال التمرد) وتلك غير التقليدية (محدودية الموارد الطبيعية مثل الغذاء والماء والنفط والغاز، الهجومات على شبكة الإنترنت أو على الأقمار الصناعية العسكرية والاتصالية والأخطار الاقتصادية). مع ذلك هناك اختلافات واضحة بين هذه البلدان فيما يخص حجم هذه التهديدات وطبيعتها وكيفية ترتيبها من حيث الأولوية في كل بلد على حدة.
◄ المؤسسات الآسيوية الحالية (جمعية أمم آسيا الجنوبية الشرقية، قمة شرق آسيا، التعاون الاقتصادي بآسيا الباسفيك وغيرها) تم تصميمها بالأساس كمواقع للتحاور، وفي الغالب لا يُظهر الأعضاء الآسيويون فيها أية رغبة في منظمات أكثر نشاطا أو متجهة نحو العمل. في الواقع يتبنى الزعماء الآسيويون بشدة الأدوار والوظائف المحدودة الحالية لهذه الكيانات، أما الدول الغربية فكثيرا ما تعبر عن الأمل في نتائج ملموسة أكثر.
◄ النظرة لدور واشنطن في العالم تتغير سواء في داخل البلاد أو خارجها. وبالرغم من إعلان أوباما عن تحول سياسته الاستراتيجية نحو التركيز على آسيا، تتناقص ثقة أصدقاء أميركا وحلفاؤها في الموقع الذي ستشغله في المنطقة إذ أن الكثير من الحلفاء والشركاء الإقليميين ينظرون إليها على أنها أصبحت شريكا لا يعتمد عليه كثيرا (بالرغم من أنه مازال يعول عليه أكثر بكثير من شركاء آخرين مثل الصين). 
ن كل شريك من شركاء الولايات المتحدة يرغب في رؤية دور مختلف وقليل لها في المنطقة ومن ثم لا يوجد موقف مجمع عليه بينهم حول هذه النقطة بالذات.
التحالفات بين دول الباسفيك
دول آسيا الباسفيك هي بصدد بناء تحالفاتها وشراكاتها غير الرسمية مع بعضها البعض ومع دول أخرى. ومن المتوقع أن يصمد عدد وعمق هذه العلاقات غير الرسمية وستلعب دورا مهما في الحفاظ على الاستقرار بالمنطقة.
عندما تكون هذه العلاقات بين بلدان لها مصالح متشابهة (كما هو الشأن بين الولايات المتحدة واليابان والهند) يمكن أن تصبح هذه المجموعات متعددة الأطراف في النهاية المحفز لتجمعات أكثر رسمية مركزة على مسائل معينة (مثل مكافحة القرصنة والإرهاب).
أما عندما تربط هذه العلاقات دولا أقل تناغما (كما هو الحال بين الصين واليابان وكوريا الجنوبية)، فهي مجموعات مفيدة لمناقشة مسائل حساسة وبناء الثقة. وبالرغم من أن انتشار التحالفات الرسمية التي لا تكاد تملك أية سلطة عملياتية أصبح عرضة للكثير من الانتقاد في الغرب تكوّن هذه التحالفات شبكة متوسعة لها دور مهم في حفظ السلام بالمنطقة. فبقيامها بوظيفتها التقليدية كمساحة حوار لمناقشة المسائل الحساسة تخلق “أسفنجة” لامتصاص وربما إدارة التوترات الاقليمية. إضافة إلى كل ذلك وفي ظل زيادة بروز التهديدات الطبيعية (نظرا لطبيعتها المتميزة بخلوها من الحساسية) يمكن أن تجد هذه المجموعات دورا أكثر حيوية في معالجة التحديات الناجمة.
الخلافات في المنطقة معقدة جدا، والفرص والتحديات توجد جنبا إلى جنب وآسيا المحيط الهادئ ليست المنطقة الوحيدة التي تضعها أميركا على رأس سلم أولوياتها الإستراتيجية. بل إن الأوضاع في أوروبا والشرق الأوسط، وآسيا، لا يمكن الاستغناء عن واحدة منها بالنسبة إلى الولايات المتحدة. 
لذلك تخلص الدراسة إلى أن الولايات المتحدة ستواصل لعب دور محوري في المنطقة لفترة زمنية أخرى لكن ليس في موقع الفاعل الأساسي على الدوام فهي ستسعى -في آسيا كما في بقية أنحاء العالم- إلى تقاسم عبء القيادة. وفي السنوات الخمس عشرة القادمة قد يكون على الآسيويين التعود على وضعية توصل الأوروبيين إلى اتفاق حولها منذ زمن وجيز، تتمثل في ولايات متحدة تعتبر فاعلا إقليميا مهمّا، لكنه ليس دائما ميناء النجدة الأول أو الأساسي لضمان الأمن.
العرب  [نُشر في 08/05/2014، العدد: 9552، ص(6)]

mercredi 30 avril 2014

بهدوء | الغازي أردوغان، تذكيرٌ لعشّاق العثمانية الجديدة

التفاهم العميق، وربما العاطفي، بين رجب أردوغان والجماعات الإرهابية الناشطة في سوريا والعراق، لا يشبه ما يقوم به الغرب المنافق من استخدام سياسي لتلك الجماعات. فأردوغان متماه تماماً معها، ولا يشعر بأي انفصال نفسي إزاءها. وعلى الرغم من ذقنه الحليقة وبذلته الحديثة، فإن قلب الرجل وعقله، عثمانيان. وهو متعلق كلياً بتاريخ أجداده الذين لا يختلفون، من حيث الجوهر، عن الإرهابيين الشيشان و«داعش» و«النصرة» الخ.
بنو عثمان قبيلة رعاة قزوينية ذات ميول همجية، لم تمتلك سوى القدرة غير المقيدة بأي قيد أخلاقي على القتل والتنكيل (اقرأ: جئناكم بالذبح) وقد عزّزها إدعاء للإسلام ليس له وظيفة أيديولوجية توحيدية حضارية ثقافية لغوية ــــ كما كان الحال في الفتح العربي ــــ وإنما له وظيفة سيكولوجية جماعية هي تحييد الضمير الإنساني واسباغ القداسة على الجريمة واللصوصية. القبيلة الصاعدة على هامش أحطّ تمرد همجي ضد الحضارة، المتمثل بالغزو المغولي، تعلمت ذلك الدرس جيداً.
حين اجتاحت جحافل العثمانيين، سوريا، في العام 1516، كانت البلاد تختزن عناصر تقدمية تؤهلها للإفلات من فوضى النمط الآسيوي إلى الحداثة الرأسمالية؛ ومنها: غنى ثقافي كثيف وتعددية ديموغرافية ــــ اجتماعية وانتاج زراعي مؤهل للتوسع وتمويل الانتقال نحو الصناعة، وخبرات وتقاليد حرفية.
في تلك اللحظة التاريخية، كان يمكن لكونفدرالية تجمع شتات البلاد أن تدفع نحو التقدم الذاتي، لكن قبيلة الرعاة القزوينية التي مزجت دينها بالدماء، استطاعت أن تضم سوريا إلى امبراطوريتها؛ أسوأ امبراطورية عرفها التاريخ، العثمانية التي جمدت التطور السوري لأربعة قرون، بل قل أخرجت سوريا من التاريخ.
الإدارة العثمانية، كما يليق بقبيلة همجية، لم تزد عن كونها نظاماً لصوصياً؛ لم تقم بأي خطوة نحو التنظيم السياسي والأمني والاقتصادي والخدمي الداخلي، وإنما شجعت وأدارت الصراعات المحلية ومنعت كل محاولات التوحيد المحلية (ومنها إمارتا المعنيين والشهابيين) وأشعلت الفتن دائماً، بما يكفل سيطرة اسطنبول على الجميع، والحصول على الأتاوات لخزانة السلطان. الأسوأ أن ذلك التراكم من النهب لم يتحول إلى تركّز رأسمالي ورأسمالية، وإنما جرى تبديده في الإنفاق السلطاني.
المحاولة الكبرى لكسر الدائرة المفرغة من الجمود والتخلّف جاءت من مصر التي أخضع واليها، محمد علي، مواردها لإنشاء الصناعة وتحديث الدفاع وإحداث القفزة نحو الرأسمالية الحديثة. في ثلاثينيات القرن التاسع عشر، كان يمكن لمصر أن تلعب في سوريا دور المنظّم لقدراتها ومواردها وتمكينها من التحول إلى دولة قومية؛ فشل المشروع بسبب تدخل غربي استدعاه العثمانيون.
منذ وقت بعيد من تاريخها الأسود، تحوّلت «الخلافة العثمانية»، المحبوبة لدى قطاعات مجهلة من شعبنا، إلى محمية أوروبية، تحمي مصالح الإمبرياليين في بلادنا، وتشكل قفص الجمود التاريخي للشرق أمام التقدم الغربي. ومن الداخل، انطوت تلك «الخلافة» على أحطّ تنظيم سياسي عرفته البشرية. وسوف نترك لـ «خط كلخانة شريف» الصادر في العام 1839، في مسعى لإصلاح الدولة ــــ بسبب ضغوط التحدي المصري ــــ أن يصف واقع الخلافة في ذلك الوقت، يقرّر الخط: «منع بيع المناصب والامتيازات، ووقف الربا والرشوة والاعدامات بلا محاكمة ومصادرة الممتلكات وفرض الضرائب التعسفية، وانهاء التعدي على حرمات الحياة والشرف، ومنع استخدام السم والخنجر والتعذيب، ومنع احتكار الغذاء، والغاء تلزيمات جمع الضرائب، والشروع في المساواة بين أتباع الأديان... الخ».
إلا أن كل ذلك استمر، بشكل أو بآخر، حتى آخر يوم من حياة خلافة كانت أعظم مأساة في تاريخ سوريا والعرب. وكما بدأت الخلافة العثمانية تاريخها بمذابح على الجملة، لم تغادر التاريخ قبل أن ترتكب مذبحة القرن العشرين بحق مليون ونصف المليون أرمني؛ هذه المذبحة ليست فحسب جريمة ضد الإنسانية، وإنما، على الخصوص، جريمة ضد مستقبل الشعب الأرمني؛ حرمته من نخبه في كل المجالات، ومنعت تواصل أجياله، وقدرته على إعادة بناء نفسه بوصفه أمة عريقة من أمم الشرق.
عثمانيّة أردوغان لا تتبدى فقط في كراهيته العميقة لسوريا، وأطماعه الخاصة في حلب، وتماهيه مع مَن يشبهون أسلافه، بل كذلك، تحديدا، في استغلاله الحرب على سوريا لإرضاء حقده الدفين على الأرمن، وتعقبهم، وتوجيه ميليشياته للعدوان على بلداتهم وأحيائهم في ملاذهم السوري، وإعادة تهجيرهم.
وبالنسبة لسوريا كان الأتراك قد أضعفوها بحيث لم تستطع أن تهزم المستعمرين الأوروبيين، ولا اتفاق سايكس بيكو الذي جزّأها إلى أربع دول ــــ اغتصب الصهاينة إحداها ــــ ولا حتى الحفاظ على وحدة ساحلها ومجتمعها، حين سلب الأتراك، لواء الاسكندرون بالتعاون مع الاستعمار الفرنسي.
النموذج الأردوغاني هو نسخة عصرية من العثمانية، بكل همجيتها وفسادها وعدائها للعرب واستخدام الميليشيات والتعصب الديني المذهبي لتبرير القمع و العدوان والذبح، والتبعية للاستعمار الغربي من عضوية حلف الناتو إلى بالون النمو المنفوخ بالخصخصة والديون الخارجية، والمرشّح لانفجار ربما يشقّف تركيا، ويعيد العثمانيين الجدد إلى مراعي أسلافهم في قزوين.
ناهض حتر
 
سياسة
العدد ٢٢٨٣ الأربعاء ٣٠ نيسان ٢٠١٤

الطاقة.. محرك الصراع في منطقة الشرق الأوسط وآسيا

سوريا ليست منتجا هاما للنفط أو الغاز إلا أنها قادرة على تحديد شكل خارطة الطاقة الإقليمية في المستقبل.
لندن - مثلما أدى الصراع بين القوى الاستعمارية على المواد الخام إلى اندلاع العديد من الحروب، فإن حاجة الدول الصناعية إلى الطاقة سوف تؤدي إلى تصاعد الكثير من التوترات والنزاعات الدولية.
عرف العالم نوعا من “الهدوء” الظاهري بعد انتهاء الحرب الباردة وسقوط الكتلة السوفييتية، وسيطرة نظام القطب الواحد الأميركي. وخلال هذه الفترة من “الهدوء” العالمي كانت الكثير من دول العالم بمختلف أنواعها الفقيرة والغنية والنامية والمتقدمة تشهد صراعات داخلية وأزمات اقتصادية وسياسية وتهديدات إرهابية واحتقانا اجتماعيا. وقد لعبت في تغذية هذه الصراعات والاضطرابات الداخلية “الخاصة”، سياسة خارجية للقوى الكبرى، وعلى رأسها الولايات المتحدة الأميركية.
وظل الوضع على حاله لسنوات عديدة حتى بدأت ترتسم في الأفق ملامح خارطة جديدة للتوازنات الإقليمية والسياسات العالمية، يقول خبراء إن سطورها الأولى تشكّلت في أفغانستان ثم مع الغزو الأميركي للعراق في سنة 2003؛ ثم وصلت مرحلتها الثانية إثر اندلاع “ثورات الربيع العربي”، لتبلغ اليوم أخطر مراحلها وأهمّها مع اندلاع أزمة أوكرانيا، فيما الصراع الدائر في سوريا على أشدّه. 
ملامح هذه الخارطة وفق قراءات المختصين تتضمن أيضا بداية الاتفاق حول الملف النووي الإيراني، دون إغفال العلاقات الخفيّة بين تركيا وإيران، رغم خلافهما الظاهر حول ما يجري في سوريا، والصفقات السرية بين أنقرة وواشنطن. وهناك أيضا من يضمّن هذه الخارطة نتائج الانتخابات الأخيرة في الجزائر التي أفرزت فوز الرئيس “المقعد” عبدالعزيز بوتفليقة بولاية رابعة رغم المعارضة الشعبية الواسعة. ومؤخّرا دخلت على الخطّ العقوبات الأميركية التي فرضت على روسيا لحثها على تهدئة الأوضاع في أوكرانيا.
مختلف هذه الأحداث، التي تجري أغلبها في منطقة الشرق الأوسط وشمال أفريقيا، بالإضافة إلى التحرك الأميركي المكثّف نحو آسيا، والمغازلة الصينية لأفريقيا، جمّعها الخبراء والمختصّون في الدراسات الاستراتيجية والسياسات الدولية، تحت عنوان واحد كبير هو “الطاقة”. فمكمن القوة لم يعد يقوم على الترسانات العسكرية الثقيلة والجيوش كثيرة العدد، إنما على السيطرة على مكامن الطاقة ومن هنا بدأ الصراع الروسي – الأميركي يتجلى في أبرز عناصره.
النزاع الروسي الأميركي المتجدد‏
في دراسة له في هذا السياق، يشير الباحث السوري عماد فوزي شعيبي إلى أن الصراع على التسلّح أنهك الروس، بعد سقوط الاتحاد السوفييتي، خاصة وسط غياب مخازن الطاقة الضرورية لأية دولة صناعية، فيما كان الأميركيون يتحرّكون في مناطق النفط عبر عدة عقود مكنتهم من النمو ومن السيطرة على القرار السياسي الدولي بلا منازعات كبيرة. ولهذا تحرك الروس باتجاه مكامن الطاقة (النفط والغاز).
 
 ويضيف الباحث في دراسته، التي حملت عنوان “الصراع على الشرق الأوسط: الغاز أولا”، أن ملامح هذا الصراع بدأت تتشكّل سنة 1995 “حين رسم بوتين استراتيجية شركة غاز بروم لتتحرك في نطاق وجود الغاز من روسيا، فأذربيجان، فتركمانستان، فإيران (للتسويق) وصولا إلى منطقة الشرق الأوسط، وكان من المؤكد أن مشروعي السيل الشمالي والسيل الجنوبي سيرسمان عودة روسيا إلى المسرح العالمي ومن أجل إحكام السيطرة على الاقتصاد الأوروبي الذي سيعتمد لعقود على الغاز كبديل للنفط أو بالتوازي معه ولكن بأولوية أكبر لصالح الأول. وهنا كان على واشنطن أن تسارع إلى تصميم مشروعها الموازي (نابوكو) لينافس المشروع الروسي على قسمة دولية على أساسها سيتعين القرن المقبل سياسيا واستراتيجيا.
ويشكل الغاز فعليا مادة الطاقة الرئيسة في القرن الحادي والعشرين سواء من حيث البديل الطاقي لتراجع احتياطي النفط عالميا أو من حيث الطاقة النظيفة. ولهذا، فإن السيطرة على مناطق الاحتياطي (الغازي) في العالم يعتبر بالنسبة إلى القوى القديمة والحديثة أساس الصراع الدولي في تجلياته الإقليمية. وهذا الصراع يتجاوز الحرب الأميركية الروسية، ليشمل القوى الصاعدة الجديدة على غرار الصين والهند والبرازيل وجنوب أفريقيا.
هذا الأمر يفسّر الحرب الدائرة حول أوكرانيا اليوم، فهذا البلد الأوروبي السوفييتي السابق تمر به العديد من أنابيب الغاز التي تمد شرق أوروبا بالطاقة و13 بالمئة من الغاز الذي يتم مده إلى الاتحاد الأوروبي، مما يجعل المسيطر على الوضع هناك يمتلك ورقة ضغط قوية.  
ومنذ ظهور الخلافات الروسية الأميركية في أوكرانيا، والتي ترجمت في بداية العام 2009 بوقف موسكو إمدادات الغاز عن أوروبا، بدأ الأوروبيون بالعمل على مخطط جديد يسمح لهم بالالتفاف حول إمدادات الغاز الروسي، وجاء تطبيق هذا الأمر في تموز 2009 من خلال التوقيع في أنقرة على اتفاقية مشروع خط أنابيب “نابوكو” (Nabucco) لنقل الغاز من آسيا الوسطى والمنطقة العربية مرورا بتركيا ونحو عمق الاتحاد الأوروبي، وقد أطلق القادة الأوروبيون عليه “مشروع القرن” ودعمته الولايات المتحدة، إلا أن موسكو وصفته بأنه “مشروع معاد لروسيا”. ولكن هذا الخط والذي من المفترض أن يمتد على ما يقارب مسافة الـ3300 كيلومتر والذي يعتمد في الأصل على نقل الغاز الطبيعي من تركمانستان التي تملك رابع أكبر احتياطي من الغاز في العالم، واجه ضغوطا روسية تسببت في تراجع تركمانستان ودول وسط آسيا عن انضمامهم للمشروع.
خط العرض 33
دراسات عديدة ربطت بين ما يجري اليوم في منطقة الشرق الأوسط، وما جرى سابقا في أفغانستان، وما يتم التخطيط له داخل مراكز القرار الأميركية من سياسة مستقبلية تستهدف الضفّة الآسيوية، وبين ما يسمى بـ”خط العرض 33". فهذا الخطّ المار بأغنى منابع النفط والغاز، صار هو الخندق الأمامي للمواجهات الجديدة، وهو البديل الأمثل للصراع القديم على طريق الحرير، وفق الباحث كاظم فنجان الحمامي.
وقد عرّفته بعض الدراسات على أنه خط الاقتصاد العالمي الذي يربط الشرق الأقصى بالأوسط وصولا إلى ضفاف أوروبا، إنه أساس الأزمة التي تعيشها المنطقة اليوم. وهذا الخط مفتاحه سوريا، ويمر بالعاصمة طهران وينتهي في بكين عاصمة الصين، كما يعزل روسيا ويفككها جغرافيا واقتصاديا.
ويبيّن الحمامي أن خط العرض 33، شمال خط الاستواء، هو الذي سيحقق الأهداف الأميركية ويساعدها على فرض هيمنتها على ما يسمى (المنطقة الأميركية الوسطى)، المتمثلة بأقطار الشرق الأوسط وآسيا الوسطى، فخط العرض 33 لا يمثل بالضرورة دربا لقوافل الحرير، لكنه يماثله من حيث القوة والأهمية، في كونه شريان الطاقة الرئيس في العالم، وهو أيضا شريان النفوذ والسلطة. 
وتعد سوريا والعراق وإيران ولبنان من الأقطار الواقعة على حافات الخط 33، وهو الخط الذي يمر ببكين وكابل وطهران وبغداد ودمشق وبيروت، ويغذي الأطماع الأميركية منذ اليوم الذي فكرت فيه واشنطن باحتلال أفغانستان والعراق، وفرضت فيه الحصار على إيران وخلقت الأزمات في باكستان وحرّكت الفتن في سوريا الواقعة في بوابة البلدان المحاذية لقناطر (نابوكو).
ويربط كاظم الحمامي بين هذا المخطط وما يجري في سوريا اليوم قائلا، إن قناطر خط نابوكو جاءت لتضع حدا للصراع القديم بين المعسكر الروسي وأنصاره والمعسكر الغربي وتحقق الحلم بنقل الغاز (أهم مصادر الطاقة) من آسيا الوسطى والمنطقة العربية إلى قلب الاتحاد الأوروبي مرورا بتركيا، بدعم مطلق من البيت الأبيض. 
سوريا في قلب الصراع
كشف تقرير صدر عن وزارة الطاقة الأميركية أن استهلاك العالم من النفط سينمو بأكثر من 5 بالمئة خلال الربع الأول من القرن الحادي والعشرين ليصل إلى أكثر من 12 مليار برميل يوميا بحلول عام 2025، وسيزيد أيضا استهلاك العالم من الغاز الطبيعي بنسبة 57 بالمئة مقارنة بالاستهلاك الحالي، مما سيترتب عليه نقص كبير في الكميات المعروضة وارتفاعات متواصلة في الأسعار، وهذا سيترتب عليه مزيد من التنافس والصراع من أجل الحصول على الطاقة وسيكون الشرق الأوسط قلب هذا الصراع وساحته.
وتبيّن ربى حصري، في تحليل لمركز كارنغي، حول “سوريا وخارطة الطاقة المتغيِّرة في الشرق الأوسط”، أن سوريا ليست مُنتِجا هاما للنفط أو الغاز في الشرق الأوسط، إلا أنها قادرة على تحديد شكل خارطة الطاقة الإقليمية في المستقبل استنادا إلى ما ستؤول إليه الانتفاضة السورية. فموقع البلاد الجغرافي يتيح منفذا إلى المتوسط للهيئات التي ليس لها مخرج إلى البحر، والتي تبحث عن أسواق لمنتجاتها من الهيدروكربون، كما للدول التي تريد منفذا إلى أوروبا من دون أن تضطرّ إلى المرور عبر تركيا. فرهان العراق وإيران كبير على الجهة السورية التي ستدير طرق الوصول إلى البحر، حتى أن موسكو تضع رهانا كبيرا، ولا عجب أن سوريا ما بعد الأسد ستكون حتما عامل تغيير في قواعد اللعبة في مجال الطاقة بالمنطقة. 
هذا التحليل تؤيّده دراسة أخرى صدرت عن مركز حمورابي تؤكّد أن المتتبع للأحداث في سوريا، يلحظ أن أهم خلفيات الصراع فيها يعود إلى الغاز الطبيعي، إذ هناك مشروع مدعوم من واشنطن لإنشاء أنبوب جديد يجر غاز قطر إلى حمص ومنه إلى أوروبا، وتحتل مدينة حمص وريفها موقع القلب الجغرافي، فهذا المشروع يمنح أيضا كلا من تركيا وإسرائيل مزايا استراتيجية في معادلة تجارة الغاز العالمية، واحتياجاتهما إليه.
وفي ظل هذه الأحداث وهذه الحسابات الجديدة، أكدت روسيا على عدم موافقتها على خطط استثمار الغاز في المتوسط، إلا بعد حصولها على ضمانات غربية بعدم تغيير النظام في سوريا، إما على الصعيد الإيراني مقابل هذا المشروع القطري يوجد مشروع إيراني سوري قوامه مد أنبوب يأتي من إيران ويمر عبر العراق إلى حمص، ويتفرع منها إلى كل من اللاذقية وطرابلس. وتخلص بسمة ماجد حمزة، الباحثة في مركز حمورابي، إلى أن الصراعات المشتعلة اليوم، وخصوصا في سوريا، وإن بدت في ظاهرها صراعا عسكريا وسياسيا، فإنها في الأصل صراع من أجل النفط والغاز الطبيعي.
اكتشافات شرق المتوسط
 دخلت في السنوات الأخيرة دول جديدة إلى نادي الدول المنتجة للنفط في المنطقة مثل جنوب السودان واليمن، وكذلك ظهور مصدر جديد ومهم للطاقة، وهو الغاز الطبيعي. وتم اكتشاف الغاز في بعض المناطق التي كانت موطنا تقليديا للنفط، وبعض المناطق الجديدة، ومن أهمها منطقة حوض المشرق (Levant basin).
ووفق دراسة للباحث إبراهيم نوار، صادرة عن مركز الأهرام للدراسات الاستراتيجية، فقد تم اكتشاف كميات ضخمة من الغاز في هذا الحوض الذي يقع في المياه العميقة شرق البحر المتوسط، والذي يتميز باحتوائه على طبقة عميقة من الغاز، وربما من النفط أيضا، طبقا لتقديرات هيئة المساحة الجيولوجية الأميركية، والشركات العاملة في التنقيب عن الغاز فيه. وهذه الاكتشافات، وفق دراسة إبراهيم أنور، تزيد من أهمية منطقة الشرق الأوسط كمخزن عالمي عملاق للطاقة، ومن ثمة سوف ترتفع حدة التنافس الدولي على ثروات هذه المنطقة التي تجتاز مرحلة صعبة في تاريخها.

توزيع مخازن الغاز العالمي
أهم الأحواض التي تحتوي على المخزونات الرئيسية من الغاز المعروفة في العالم حتى الآن تتوزع على النحو التالي:
*حوض غرب سيبيريا، وتبلغ احتياطياته 643 تريليون قدم مكعبة من الغاز.
*حوض الربع الخالي في صحراء شبه الجزيرة العربية، 426 تريليون قدم مكعبة من الغاز، وهذا الحوض لم تجر فيه عمليات تنقيب كافية حتى الآن، ويمتد إلى الجنوب من الحدود السعودية، وإلى الشمال من حدود اليمن وسلطنة عمان، وتعمل حاليا في هذه المنطقة الشركة السعودية – الصينية للغاز، وهي مشروع مشترك تسهم فيه أرامكو السعودية مع المؤسسة الصينية للبترول والبتروكيماويات (3).
 * حوض شرق البحر المتوسط، 345 تريليون قدم مكعبة من الغاز، ويحتوي هذا الحوض أيضا على كميات ضخمة من الاحتياطيات النفطية تبلغ 3.4 مليار برميل من النفط، إلى جانب كميات كبيرة أيضا من سوائل الغازات.وتشمل هذه الاحتياطيات 223 تريليون قدم مكعبة من الغاز في حوض دلتا النيل، إضافة إلى 5.9 مليار برميل من الغازات السائلة، و1.7 مليار برميل من النفط. كما يحتوي الحوض الكبير على 122 تريليون قدم مكعبة من الغاز في منطقة حوض المشرق، قبالة شواطئ قبرص ولبنان وسوريا.
* حقل غوار الكبير في شمال شرق المملكة العربية السعودية، 227 تريليون قدم مكعبة من الغاز.
* حزام حقول الغاز على امتداد الخليج العربي (حزام زاجروس) الذي يصل إلى العراق وإيران، ويحتوي على مخزونات تصل إلى 212 تريليون قدم مكعبة من الغاز.
العرب  
نُشر في 30/04/2014
العدد: 9544، ص7 

jeudi 24 avril 2014

عودة إلى عصر المحميات في الخليج

وزير الدفاع البريطاني فيليب هاموند صرّح في 10 نيسان الجاري بأن المملكة المتحدة تنظر في خيارات تأسيس قاعدة عسكرية دائمة في منطقة الخليج. وأجاب هاموند على سؤال لصحيفة «غولف تايمز» في الدوحة حول الوجود العسكري البريطاني في المنطقة، وقال: فيما تسحب المملكة المتحدة قواتها من ساحات القتال في أفغانستان من المؤكّد أن واحدة من هذه الخيارات هي تأسيس قاعدة دائمة في مكان ما في الخليج.
لم يكن تصريحاً خارج السياق، فهو يشي بما هو أكبر من مجرد قاعدة عسكرية، أو حتى زخم الوجود العسكري البريطاني بتسهيلات جديدة على غرار ما جرى الحديث عنه في 28 آذار الماضي بشأن نيّة بريطانيا توسيع مركز قيادة البحرية الملكية في العاصمة البحرينية، المنامة، في سياق تعزيز الحضور العسكري البريطاني في البحرين. ومن المعروف، أن منطقة الشرق الأوسط تضم ثاني أكبر وجود للقوات البحرية الملكية البريطانية والذي يشتمل على 10 من أصل 32 بارجة حربية في المنطقة. ويتموضع الوجود العسكري البريطاني في البحرين بالقرب من قاعدة الاسطول الخامس الأميركي.
هنا تبدو المعلومة معزولة ما لم نضعها في سياقها الصحيح، ولا بد من عملية سرد للحوادث بطريقة منطقية.
زيارة أوباما إلى الرياض في 28 آذار الماضي فشلت شكلاً ومضموناً، وهي نتيجة كانت متوقعة قبل أن تبدأ. ولكن ليس هنا بيت القصيد، فثمة معطيات وقرائن تفيد بتحوّل استراتيجي كبير في المرحلة المقبلة... اختصرت مستشارة الأمن القومي الأميركي سوزان رايس هذا التحوّل في تصريحها الشفاف لصحيفة «نيويورك تايمز» في 26 تشرين أول 2013، حين عرضت لمراجعة سياسة الولايات المتحدة في المنطقة الأكثر اضطراباً في العالم، بحسب وصفها. وأوضحت أن هدف الرئيس أوباما الحيلولة دون السماح لحوادث الشرق الأوسط أن تبتلع أجندة السياسة الخارجية، كما كان الحال بالنسبة للرؤساء من قبله. وقالت رايس ما نصّه: «لا يمكننا أن نُستهَلك 24/ 7 من قبل منطقة واحدة، مهما كانت أهميتها». وأضافت «يعتقد ـ الرئيس أوباما ـ بأن الوقت كان مناسباً للتراجع للوراء وإعادة التقييم، بطريقة نقدية للغاية وغير مقيّدة، وكيف يجب أن ننظر الى المنطقة». وتحدّثت رايس عن رغبة أوباما في الرعي في مكان آخر، وتحديداً شرق آسيا. وبحسب قولها «ثمة عالم بأسره هناك ولدينا مصالح وفرص في هذا العالم».
نشير هنا إلى تقرير صدر أخيراً عن مجلس الاستخبارات الوطني في أميركا يستشرف مستقبل القوات العسكرية الاميركية في منطقة الخليج، وتوقّع التقرير تراجعاً تدرّجياً لهيمنة الولايات المتحدّة، وصوّر وضع الأخيرة بأنها ستكون «الأولى بين متساويين». وذكر التقرير بأن الولايات المتحدة ستعيد النظر في استراتيجيها في المنطقة، على ضوء التوقعات بأن تصبح أميركا أكبر منتج للغاز الطبيعي في العالم، وأن احتياطها ارتفع من 30 عام الى 100 عام بفضل التكنولوجيا الحديثة، كما أن انتاجها النفطي سوف يؤهلها لأن تكون مصدّراً للنفط بعد أن كانت مستورداً له، حيث لا تتجاوز صادرات النفط والغاز من الخليج الى أميركا 11%.
قد لا تعكس هذه التصريحات الصورة الكاملة عن الاستراتيجية الأميركية الجديدة، ولكنها بالتأكيد تلفت الى رؤية مختلفة تعتنقها الإدارة الأميركية حيال المنطقة.
إن كل ما قيل عن مناكفات سعودية حيال التغيير الدراماتيكي في الموقف الاميركي من الأزمة السورية، والاتفاق النووي الاميركي ـ الإيراني مجرد قراءة سطحية، ففي العمق يتم إرساء أسس لشراكة استراتيجية جديدة.
لا الصين ولا روسيا ولا أي قوة أخرى مصنّفة على المعسكر الآخر يمكن لها ملء الفراغ في مرحلة انتقال الولايات المتحدة من المنطقة إلى أقاصي الشرق.
زيارات بندر بن سلطان الى موسكو وولي العهد سلمان بن عبد العزيز الى بكين لم تكن لجهة بناء تحالفات استراتيجية، بل كانت، من بين أهداف أخرى اقتصادية وعسكرية، تأتي في سياق لفت نظر الشريك الأميركي واستدراج حلفاء الأمس خصوصاً بريطانيا، ولم تكن ـ تلك الزيارات ـ ترتقي الى مستوى الشراكة الاستراتيجية. فثمة في الرياض من يدرك تماماً أن بوصلة التحالف موجّهة نحو الغرب فحسب... ولكن هذه المرة سوف يكون الغرب الأوروبي هو البديل.
في 21 أكتوبر/ تشرين الأول الماضي نقلت صحيفة «وول ستريت جورنال» عن دبلوماسيين أوروبيين من بينهم السفير الفرنسي في الرياض التقوا الأمير بندر بن سلطان قولهم إن الأخير أبلغهم بأن «الرياض بصدد إحداث تغيير كبير في علاقتها مع واشنطن احتجاجاً على عدم تحركها بشكل فعّال فيما يخص الأزمة السورية». ونقلت الصحيفة عنه قوله إنه ينوي التراجع عن الشراكة القائمة مع السي آي أيه لتدريب الجماعات المسلّحة في سوريا، و»العمل مع حلفاء آخرين»، وذكر فرنسا والأردن.
تركي الفيصل، رئيس الاستخبارات العامة والسفير في لندن وواشنطن سابقاً، وأكثر الأصوات المسموعة في الغرب، أطلق تصريحات ناقدة للسياسة الاميركية في الشرق الأوسط، وخصوصاً في ما يتعلق بالملفين السوري والايراني، ولفت بطريقة غير مباشرة الى تغيّر في وجهة الشراكة الاستراتيجية بين الرياض وحلفائها الغربيين.
على عكس ما يظن البعض، فإن السعودية بدأت تفكّر جديّاً في تنويع مصادر الحماية، تأسيساً على تحوّلات جديّة في الاستراتيجية الأميركية. الولايات المتحدة أمام استحقاقات اقتصادية واستراتيجية ذات أهمية كبيرة، ومن أبرزها اكتشاف النفط الصخري، الذي يجعل منها الدولة النفطية الأولى في العالم عام 2015، ما دفع بشركة النفط السعودية «أرامكو» إلى تخصيص موازنة سخيّة بهدف إعداد خطة لمواجهة هذا التحدي. حين يوضع ذلك جنباً الى جنب مع ما كشفت عنه مستشارة الأمن القومي رايس بخصوص نقل الثقل الأكبر من السياسة الخارجية الأميركية نحو الشرق الأقصى، نكون أمام مرحلة جديدة لا يكون فيها للشراكة الاستراتيجية وفق المفهوم القديم معنى.
في حقيقة الأمر، أن اسرائيل والسعودية في مقدمة الدولة المستهدفة بالتحوّل في الاستراتيجية الأميركية، وقد شعرا به في مرحلة مبكرة، وعبّرا عن القلق إزاءه.
لم يعد كلام الملك فيصل (حكم من 1962 ـ 1975) للسفير الأميركي الأسبق في السعودية باركز هارت (نحن من بعد الله نثق بالولايات المتحدة الأميركية) صالحاً الآن، فثمة تبدّلات طاولت الأسس التي قامت عليها معادلة الحماية مقابل النفط، وأن مراكز الجاذبية الاقتصادية والاستراتيجية لم تعد في نظر الولايات المتحدة كما كانت عليه خلال نصف القرن الماضي، ما يتطلب التخلي عن بعض مناطق النفوذ لصالح الشركاء الأوروبيين. لقد طاول التباين بين واشنطن والرياض ملّفات عديدة، وحتى قائمة الاعداء لم تعد هي كما كانت قبل أشهر، فأعداء السعودية اليوم من الدول: إيران، والعراق، وسوريا، وتونس، والسودان، ومن الجماعات: الاخوان المسلمين، وحزب الله، والحوثيين. والقائمة تبقى مفتوحة طالما أن ثمة دولة أو جماعة تقف على النقيض مع توجّهاتها السياسية. بالنسبة لواشنطن، ليس الأمر على هذا النحو، فايران تقترب من تفاهم نووي مع الغرب، وقد يؤول إلى فتح الأسواق الإيرانية أمام الشركات الأميركية المتعطّشة لهذه الفرصة، والعراق لا يزال دولة حليفة لولايات المتحدة، وليست هناك عقدة لدى الأخيرة من وصول الاخوان المسلمين الى السلطة سواء في تونس أو في أي مكان آخر.
في ضوء ما سبق، يبدو البحث عن تحالفات بديلة مساراً سعودياً لا مناص منه. وتبدو بريطانيا، بوصفها أبرز قوى الانتداب القديمة عموماً، الخيار الأوفر حظاً وترجيحاً لدى السعودية، فيما تأتي فرنسا في المرتبة الثانية.
من الناحية التاريخية، تعتبر بريطانيا، صانعة وراعية للمشيخات في الخليج، وهي من ساهم في إرساء أنظمة أوليغارشية من خارج حركة التاريخ. ولا غرابة في أن تبقى هذه المحميات الاستثناء في أي تحوّل ديمقراطي، بفعل معاهدة الحماية التي تجعل هذه الكيانات مصونة إزاء أي ضغط دولي لجهة احترام حقوق الانسان، ووضع تشريعات تمهد لانتقال ديمقراطي، أو اجتراح آليات حيوية لناحية تغيير شكل الحكم والتداول على السلطة.
لا ريب أن بريطانيا التي كانت أكثر دول الاتحاد الاوروبي حماسة للانفتاح على إيران تضع نصب عينها على الخليج مجدداً، من أجل عودة مريحة الى ساحل الذهب الأسود. استعجلت لندن الانفتاح على طهران، وهي التي حزنت لقرار الأخيرة تخفيض مستوى العلاقات بين البلدين الى أدنى مستوياتها قبل سنوات.
وفي ظل تحدي وجودي تواجهه بريطانيا حيث تفيد التوقعات بتصويت سكّان مقاطعة اسكتلندا على الاستقلال وما ينطوي ذلك على خسائر فادحة لاقتصاد بريطانيا ودورها الحيوي في السياستين الأوروبية والدولية، فإنها أمام خيارات صعبة تفرض عليها البحث عن مصادر قوة بديلة.
بريطانيا هي الأقرب الى روح السياسة الاميركية، والأقدر على ترجمة اهدافها في المنطقة، دع عنك فهمها الدقيق لمشكلات المشيخات الخليجية.
البحرين، على سبيل المثال، كانت قبل الانتداب وبعده خاضعة للرعاية البريطانية وهي التي لم تكف عن تزويد العائلة المالكة في البحرين بكل ما تحتاجه من مشورات ودعم لوجستي لبقاء النظام الخليفي متماسكاً في مواجهة الثورة الشعبية التي مضى عليها أكثر من ثلاث سنوات.
بالنسبة لفرنسا، التي لم يكن لديها حضور عسكري في الخليج، ولم تكن جزءاً من تاريخ الانتداب الاجنبي في المنطقة، نجحت في بناء شراكة استراتيجية مع كل من الامارات والسعودية، ما يجعلها مرشّحة لأن تشكّل الى جانب بريطانيا نظام حماية ثنائي قادر على ملء الفراغ بعد غياب الولايات المتحدة من المنطقة.
صحيفة «لوموند» الفرنسية كتبت في 29 كانون أول الماضي تقريراً عن زيارة الرئيس الفرنسي فرانسوا هولاند الى الرياض، ووصفت هولاند بأنه «الحليف الغربي الأفضل بالنسبة للمملكة العربية السعودية»، منذ انقلاب أوباما على قرار توجيه ضربة عسكرية لسوريا في أيلول من العام الماضي، والميل الى عقد اتفاق مع ايران، الخصم العنيد للسعودية.
نشير إلى أن ثمة توافقات فرنسية ـ سعودية بشأن ملفات عديدة: إيران، سوريا، لبنان تجعلهما أقرب الى الشراكة الاستراتيجية. كانت زيارة سعود الفيصل وبندر بن سلطان الى باريس في 12 حزيران 2013، بهدف تنسيق المواقف بعد سقوط مدينة القصير السورية ذات دلالة مهمة، إذ أبدت فرنسا هولاند تشدّداً مبالغاً في الملفين السوري والإيراني. التوافق في المسألة اللبنانية كان واضحاً بين باريس والرياض، وقد يسهّل مهمة حلفائهما من فريق 14 آذار. صحيفة «الرياض» كتبت في 29 كانون أول الماضي، أي في اليوم الذي زار فيه هولاند الرياض، بأن استقبال الملك عبد الله الرئيس الفرنسي هولاند في مقر إقامته بروضة خريم قرب الرياض «يعد حسب المطلعين على سجل الشراكة الاستراتيجية السعودية ـ الفرنسية...». وقد شهد التعاون بينهما تطوّرات كبرى في مجالات التسلّح والصناعة والصحة والتجارة، وحصلت فرنسا على عقود مغرية لتحديث القوات البحرية السعودية بما في ذلك تزويدها بغواصات والتأهيل القتالي.
الزيارات المكثّفة التي يقوم بها مسؤولون فرنسيون وبريطانيون في الآونة الأخيرة ليست بالتأكيد بروتوكولية، فأهدافها، بالنظر الى كل المعطيات الواردة في هذا المقال، تؤشر الى مرحلة جديدة تشهد غياب قوى وحضور أخرى. ما ظهر حتى الآن هو الوتيرة السريعة للانفاق العسكري وكثافة الجيوش الأجنبية التي سوف توجد في المنطقة بهدف حماية المشيخات الخليجية من مخاطر، في الغالب محليّة، وعلى وجه الخصوص من دعاة الحرية والمدافعين عن حقوق الانسان وأنصار الديمقراطية.
فؤاد إبراهيم 
باحث وناشط سياسي سعودي
 
رأي
العدد ٢٢٧٨ الخميس ٢٤ نيسان ٢٠١٤